La structure parentale dans une chefferie Bamiléké du ndè au Cameroun
Charles-Henri de Latour Dejean · 1976
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LE CAMEROUN SE RACONTE
Les Bamiléké réunissent plusieurs communautés des hautes terres de l’Ouest, avec des chefferies, des langues et des créations artistiques distinctes.

Le photographe décrit un groupe de jeunes hommes portant des tenues traditionnelles bamiléké à l’occasion d’un mariage. Cette célébration est un exemple situé, parmi les nombreuses expressions culturelles bamiléké.
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Dans l’Ouest camerounais, le nom Bamiléké recouvre un ensemble de communautés organisées historiquement autour de chefferies autonomes. L’enquête de Charles-Henri de Latour Dejean à Bangwa, dans le Ndé, montre comment lignages, alliances et conseils de notables structurent une chefferie particulière. Les récits de fondateurs chasseurs qu’il recueille relèvent de traditions orales : leurs versions varient selon les interlocuteurs. Cette diversité invite à raconter l’histoire de chaque chefferie plutôt qu’à attribuer à tous une origine unique et une chronologie certaine.
Les textiles à motifs géométriques teints à l’indigo offrent une entrée concrète dans ce patrimoine. Le Smithsonian documente de grandes étoffes employées par des dirigeants bamiléké et bamoun comme présents et décors d’occasions officielles ; de plus petites pièces pouvaient entrer dans les vêtements et costumes de mascarade. Leur fabrication associe tissage, coutures de réserve et teinture, dans des circuits de coopération entre ateliers. La palette du ndop témoigne ainsi de savoir-faire et d’échanges, au-delà d’un simple motif décoratif.
Il n’existe pas une seule langue qui suffirait à représenter toutes les communautés bamiléké. Le catalogue linguistique Glottolog distingue notamment le yemba, le ghomálá’, le fe’fe’ et le medumba dans les données comparatives de la région. Les correspondances entre un nom de chefferie et une langue doivent donc être précisées au cas par cas. Écouter une salutation ou un récit local permet de découvrir cette diversité sans confondre langue, territoire et appartenance culturelle.
Glottolog ; Kay Williamson et Kiyoshi Shimizu (ouvrage référencé)
Les enquêtes agricoles des années 1990 analysées par Isabelle Grangeret-Owona montrent le rôle des associations de cultures, des haies, des restitutions organiques et de la coopération dans l’entretien des terres bamiléké. La fertilité y apparaît comme un savoir construit et transmis, lié autant aux pratiques techniques qu’aux possibilités de travailler, d’accéder à la terre et de coordonner les usages. Ces observations concernent une période et des exploitations étudiées ; les pratiques diffèrent selon les familles et les chefferies.
À Bafou et Baham, Emmanuel Foko observe des tontines de travail : des membres interviennent à tour de rôle dans leurs exploitations. Il décrit aussi des contributions en café ou en maïs, associées à des projets et à des obligations sociales. Cette enquête publiée en 2000 rappelle que l’entraide peut mobiliser du temps, des récoltes et des liens de confiance. Elle ne vaut pas inventaire de toutes les pratiques bamiléké actuelles.
L’étude de Pierre Janin sur les planteurs des années 1990 insiste sur les relations entre village et ville : circulation des proches, échanges matériels et informations se croisent dans la vie familiale. Les difficultés économiques peuvent aussi entraîner des retours au village et de nouveaux arbitrages fonciers. Ces trajectoires donnent à voir une histoire sociale mobile, qui dépasse la seule représentation d’un peuple attaché à un territoire immuable.
Effectif démographique non établi dans ce dossier.
Aucun effectif récent du peuple, avec année et périmètre national vérifiés, n’a été établi dans les sources consultées. Les habitants de l’Ouest ou les locuteurs de plusieurs langues ne constituent pas automatiquement un dénombrement des Bamiléké.
Références : Charles-Henri de Latour Dejean · Glottolog ; Kay Williamson et Kiyoshi Shimizu (ouvrage référencé)
Les effectifs d’un peuple, les locuteurs d’une langue et les habitants d’un territoire sont des données différentes. Les chiffres anciens ne sont pas extrapolés jusqu’à aujourd’hui.
Les textes sont des synthèses originales. Les récits oraux, les recherches historiques et les estimations démographiques conservent leur contexte.
Charles-Henri de Latour Dejean · 1976
Lire la référence ↗Smithsonian National Museum of African Art
Lire la référence ↗Glottolog ; Kay Williamson et Kiyoshi Shimizu (ouvrage référencé) · 1968 (référence)
Lire la référence ↗Isabelle Grangeret-Owona · 2000
Pages du fichier : 46, 70 · pages imprimées contrôlées : 45, 69
Lire la référence ↗Emmanuel Foko · 2000
Pages du fichier : 179, 182 · pages imprimées contrôlées : 178, 181
Lire la référence ↗Pierre Janin · 2000
Pages du fichier : 86, 88 · pages imprimées contrôlées : 85, 87
Lire la référence ↗Dossier vérifié le 14 octobre 2026. Les témoignages et contributions des communautés pourront compléter cette synthèse.
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Ces repères ne décrivent pas toutes les implantations de la communauté.
INS · nomenclature ECAM5 ↗ · page 4, code 20201.
Le nom conserve l’orthographe de la nomenclature administrative. Les noms préférés et les variantes pourront être précisés avec les communautés concernées.