Le mariage chez les Dìì de Mbé (Adamaoua, Cameroun). Un système semi-complexe inhabituel
Jean-Claude Muller · 1998
Lire la référence ↗
LE CAMEROUN SE RACONTE
Dìì : chefferies villageoises, agriculture et diversité des parlers entre plaines et plateau.

Jean-Louis Heckly photographie le palais de Rey-Bouba en janvier 1974. L’ambassade du Cameroun au Caire présente ce palais comme un témoin du savoir-faire des artisans Doui ou Dii. Ce patrimoine architectural illustre ce lien documenté ; il ne s’agit pas d’un portrait de personnes Dii.
Référence du contexte culturel ↗
Le fichier conserve sa licence et ses crédits. Les aperçus peuvent être recadrés.
Dìì est le nom employé par les communautés étudiées par Jean-Claude Muller, qui souligne leur réserve envers l’appellation extérieure Dourou. Ses recherches situent des implantations entre les contreforts de Poli, les plaines voisines et la falaise de Ngaoundéré. Certains déplacements vers le plateau sont liés aux conflits du XIXe siècle. Ces repères historiques rappellent la diversité des trajectoires : les Dìì ne se résument ni à un seul village ni à une implantation immobile.
Les travaux de Muller décrivent des chefferies où plusieurs lignages assument des fonctions différentes : le chef, le maître du territoire et les spécialistes de certains rites ou métiers. L’organisation repose sur leur articulation plutôt que sur un pouvoir unique sans contrepartie. Dans son article de 1999, les récits de fondation sont étudiés comme des explications que les communautés donnent de leurs institutions. Ils sont présentés ici comme des traditions orales, et non comme des événements tous datés et confirmés.
L’enquête de Mbé distingue l’agriculture céréalière et la production d’ignames destinée à la vente. Elle documente aussi le yag dìì et plusieurs parlers, dont mam be’, mam nà’a et gutim. Langue, activité agricole et organisation politique se croisent donc dans cette histoire, sans être interchangeables. Une rencontre avec une communauté donnée doit préciser son contexte : les observations publiées à partir des années 1990 ne décrivent pas automatiquement chaque personne ou chaque village aujourd’hui.
Effectif démographique non établi dans ce dossier.
Aucun total actuel des Dìì du Cameroun avec méthode de dénombrement explicite n’a été vérifié. Les ordres de grandeur anciens, nombres de villages et nombres de locuteurs ne sont pas présentés comme un recensement récent.
Références : Jean-Claude Muller · Jean-Claude Muller — CNRS Éditions
Les effectifs d’un peuple, les locuteurs d’une langue et les habitants d’un territoire sont des données différentes. Les chiffres anciens ne sont pas extrapolés jusqu’à aujourd’hui.
Les textes sont des synthèses originales. Les récits oraux, les recherches historiques et les estimations démographiques conservent leur contexte.
Jean-Claude Muller · 1998
Lire la référence ↗Jean-Claude Muller — CNRS Éditions · 2006-05-18
Lire la référence ↗Jean-Claude Muller · 1999
Lire la référence ↗Dossier vérifié le 13 octobre 2026. Les témoignages et contributions des communautés pourront compléter cette synthèse.
Ces repères ne décrivent pas toutes les implantations de la communauté.
INS · nomenclature ECAM5 ↗ · page 1, code 6202.
Le nom conserve l’orthographe de la nomenclature administrative. Les noms préférés et les variantes pourront être précisés avec les communautés concernées.