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LES PEUPLES & LES CULTURES

FOULBE

Foulbé ou Peuls : une histoire camerounaise plurielle, des lamidats aux traditions de langue fulfulde.

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Femmes documentées comme foulbé dans la région de l’Est du Cameroun
Femmes foulbé dans la région de l’Est · archive publiée en 2004
Elaine Pearson ↗ · Réutilisation autorisée avec attribution
Le contexte de cette image

La notice Wikimedia décrit des femmes foulbé dans la région de l’Est et crédite Elaine Pearson. L’image a été publiée en 2004 ; la date de prise de vue n’est pas précisée. Elle illustre une présence dans l’Est, sans limiter cette communauté à une seule région.

Le fichier conserve sa licence et ses crédits. Les aperçus peuvent être recadrés.

HISTOIRE & VIE CULTURELLE

Histoires de l’Adamaoua et du Nord

Les Foulbé participent à l’histoire de plusieurs espaces camerounais, particulièrement dans le Nord et l’Adamaoua. François Faraut décrit l’établissement de lamidats au XIXe siècle et leurs relations avec des communautés déjà présentes. Le palais de Rey-Bouba constitue un témoin de cette histoire : le dossier camerounais publié par l’UNESCO situe sa construction entre 1805 et 1808. Ce monument représente un pouvoir local, pas à lui seul toutes les sociétés peules.

François Faraut · Ministère camerounais des Arts et de la Culture ; Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO

Fulfulde, parole et écriture

Au Cameroun, la langue peule est généralement appelée fulfulde. Christiane Seydou, au CNRS, la situe dans la branche atlantique de la famille Niger-Congo et rappelle l’existence d’une longue tradition écrite, utilisant notamment des caractères arabes adaptés et des alphabets latins. Cette histoire linguistique relie des espaces africains différents ; elle ne signifie pas que les mêmes variantes, textes ou usages seraient identiques partout. Les traditions locales doivent donc être présentées avec leur contexte.

Christiane Seydou — LLACAN, CNRS

Des communautés et des parcours distincts

Le terme Peuls recouvre des trajectoires variées. IWGIA distingue notamment au Cameroun plusieurs ensembles mbororo, dont les implantations traversent des frontières régionales. Cette composante pastorale ne doit pas être confondue avec la totalité des Foulbé ni assimilée automatiquement à tous les habitants d’un lamidat. Pour un voyage culturel, les noms des communautés et les lieux de rencontre comptent davantage qu’une image unique de l’éleveur, du vêtement ou de la vie quotidienne.

IWGIA ; contribution de Hawe Hamman Bouba · Christiane Seydou — LLACAN, CNRS

Lamidats, villes et habitats

Dans un chapitre publié en 2000, Michel Simeu Kamdem présente les cités peules du Nord comme des centres de commandement politique, militaire et religieux liés aux lamidats. Il décrit le saré, un habitat organisé autour d’un enclos comprenant plusieurs cases. Son enquête aborde ensuite les changements du travail et du logement dans cinq villes pendant les années 1990. Ce repère historique concerne certaines sociétés urbaines et ne décrit pas l’ensemble des modes de vie peuls.

Michel Simeu Kamdem · p. 117, 119

Une histoire de cohabitation et de droits sur la terre

Samuel Ndembou étudie les installations de migrants agricoles dans la Bénoué et leurs relations avec les autorités des lamidats et l’administration. Son analyse des années 1990 met en évidence les effets de droits d’usage incertains sur la vie des familles et l’investissement agricole. Les difficultés décrites relèvent de rapports de pouvoir situés dans des villages et projets précis, et ne doivent pas être attribuées indistinctement à toutes les personnes foulbé.

Samuel Ndembou · p. 219, 234

POPULATION & DONNÉES

La population : ce que les sources permettent de dire.

Effectif démographique non établi dans ce dossier.

Aucun dénombrement récent, méthodologiquement explicite, des Foulbé/Peuls du Cameroun n’a été vérifié. Ne pas utiliser une population peule africaine, un nombre de locuteurs ou une estimation mbororo comme total national de ce peuple. Le pourcentage mbororo cité par IWGIA n’est pas repris.

Références : IWGIA ; contribution de Hawe Hamman Bouba · Christiane Seydou — LLACAN, CNRS

Les effectifs d’un peuple, les locuteurs d’une langue et les habitants d’un territoire sont des données différentes. Les chiffres anciens ne sont pas extrapolés jusqu’à aujourd’hui.

POUR ALLER PLUS LOIN

Les références du portrait

Les textes sont des synthèses originales. Les récits oraux, les recherches historiques et les estimations démographiques conservent leur contexte.

Le Lamidat de Rey-Bouba

Ministère camerounais des Arts et de la Culture ; Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO · 2018-02-02

Lire la référence ↗

Michel Simeu Kamdem — Emplois et logement dans les villes du Cameroun septentrional : après l’État, les alhadji ?, dans Le désarroi camerounais

Michel Simeu Kamdem · 2000

Pages du fichier : 118, 120 · pages imprimées contrôlées : 117, 119

Lire la référence ↗

Samuel Ndembou — Rapports de domination et extension de l’insécurité : les migrations kirdi en zone foulbé, dans Le désarroi camerounais

Samuel Ndembou · 2000

Pages du fichier : 220, 235 · pages imprimées contrôlées : 219, 234

Lire la référence ↗

Dossier vérifié le 14 octobre 2026. Les témoignages et contributions des communautés pourront compléter cette synthèse.

Repères géographiques

Adamaoua

Ces repères ne décrivent pas toutes les implantations de la communauté.

Le nom dans l’inventaire

INS · nomenclature ECAM5 ↗ · page 1, code 302.

Le nom conserve l’orthographe de la nomenclature administrative. Les noms préférés et les variantes pourront être précisés avec les communautés concernées.