L’agriculture de subsistance, l’autonomie de la femme et l’autorité des aînés chez les Maka (Cameroun)
Peter Geschière · 1982
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LE CAMEROUN SE RACONTE
Maka ou Makaa : langues, agriculture vivrière et transformations sociales dans l’Est camerounais.

Amcaja décrit une femme maka portant un panier en chemin vers ses champs, près d’Abong-Mbang dans la région de l’Est du Cameroun, le 23 mai 2005. Son attribution provient de la notice du photographe ; cette scène quotidienne ne représente pas toute la communauté.
Le fichier conserve sa licence et ses crédits. Les aperçus peuvent être recadrés.
Les Maka sont documentés dans la région forestière de l’Est, notamment dans le Haut-Nyong. Peter Geschière indique que leur langue appartient à l’ensemble bantou. Les graphies Maka et Makaa apparaissent dans les travaux et nomenclatures ; les variations du nom ne suffisent pas à définir des peuples différents. Ces repères permettent de situer la fiche sans attribuer une identité unique à tous les habitants de la région.
L’enquête de Geschière, publiée en 1982, étudie une agriculture vivrière où plantain et manioc occupent une place importante. Elle montre que la production et l’organisation des foyers sont aussi des questions d’autorité, de coopération et d’autonomie, en particulier pour les femmes et les aînés. Cette lecture dépasse la simple liste des cultures : elle invite à comprendre les relations entre les personnes. Elle reste une description située, qui ne doit pas être présentée comme un portrait immuable de toutes les familles actuelles.
Les recherches sur les villages maka analysent également les changements liés à l’administration coloniale puis à l’État après l’indépendance. Dans son étude de 1986, Geschière observe l’implantation du parti national dans la vie villageoise et interroge les rapports entre habitants et autorités. Le patrimoine culturel doit ainsi être découvert avec son histoire sociale. Les pratiques et les formes d’organisation évoluent ; elles ne constituent pas une survivance isolée de l’histoire camerounaise.
Effectif démographique non établi dans ce dossier.
Les enquêtes historiques consultées ne permettent pas de fournir un dénombrement actuel des Maka/Makaa du Cameroun. Aucun chiffre régional ou nombre de locuteurs n’est converti en population du peuple.
Références : Peter Geschière · Peter Geschiere
Les effectifs d’un peuple, les locuteurs d’une langue et les habitants d’un territoire sont des données différentes. Les chiffres anciens ne sont pas extrapolés jusqu’à aujourd’hui.
Les textes sont des synthèses originales. Les récits oraux, les recherches historiques et les estimations démographiques conservent leur contexte.
Peter Geschière · 1982
Lire la référence ↗Peter Geschiere · 1986
Lire la référence ↗Dossier vérifié le 13 octobre 2026. Les témoignages et contributions des communautés pourront compléter cette synthèse.
Ces repères ne décrivent pas toutes les implantations de la communauté.
INS · nomenclature ECAM5 ↗ · page 5, code 25606.
Le nom conserve l’orthographe de la nomenclature administrative. Les noms préférés et les variantes pourront être précisés avec les communautés concernées.