Un massif volcanique, des terres cultivées et des ressources naturelles à découvrir dans leur contexte.
Un département, plusieurs communautés, un massif.
Le département rassemble Mbouda, Babadjou, Batcham et Galim. Le massif montagneux dépasse ce cadre administratif. « Bamboutos » ne désigne pas un peuple unique ni une langue unique.
La notice d’Ericdonald décrit une chute sur une rivière appelée choüo tchìt, le 6 juin 2016. Le titre rattache l’image aux Bamboutos, sans coordonnées ni localité vérifiées. Elle illustre un paysage d’eau du territoire ; elle ne montre pas le sommet du massif et ne constitue pas un site touristique précisément localisé.
Defofie documente l’immeuble abritant les services du préfet des Bamboutos, photographié le 22 septembre 2017. Cette vue de Mbouda aide à distinguer le département et son chef-lieu du massif montagneux. Elle ne montre ni un sommet ni une chefferie.
Un massif qui dépasse le département
Les monts Bamboutos forment un ensemble montagneux ; le département des Bamboutos est une circonscription administrative de l’Ouest dont Mbouda est le chef-lieu. Ces deux espaces ne se confondent pas. Le paysage couvert par les programmes de restauration s’étend aussi vers la Menoua, la Mezam et le Lebialem, dans trois régions : Ouest, Nord-Ouest et Sud-Ouest. Le rapport participatif de 2014 étudie des communautés riveraines dans huit arrondissements. Ce périmètre de projet n’est pas une frontière géologique du massif : il montre surtout combien les versants relient des collectivités et des histoires locales différentes.
Le massif appartient à la partie continentale de la ligne volcanique du Cameroun. Les recherches géologiques décrivent une caldera, grande dépression associée à l’effondrement d’un édifice volcanique, et plusieurs types de roches et de dépôts. Dans leur article de 2013, Gountié Dedzo et ses collègues identifient le mont Mélétan comme point culminant à 2 740 mètres ; une étude géographique de 2001 donne également 2 740 mètres au mont Meleta. Ces graphies et mesures restent rattachées à leurs sources. Une altitude documentaire n’est pas un relevé topographique récent, et le massif ne doit pas être réduit à une unique pointe sur une carte.
Les eaux de montagne relient les usages des versants à ceux des territoires situés en aval. Une recherche publiée en 2019 sur le versant méridional étudie les besoins des ménages, des agriculteurs, des éleveurs et d’autres activités. Elle décrit des difficultés d’approvisionnement, des pollutions et des concurrences entre usages, ainsi que les arrangements recherchés par les habitants. Le rôle de château d’eau doit donc être expliqué par les bassins versants et leurs usagers. Les chiffres de cette enquête ne sont pas des mesures actuelles pour toutes les communes ; la qualité et la disponibilité de l’eau dépendent du lieu et du moment.
Les versants sont aussi des lieux de production, de pâturage et d’habitation. La recherche consacrée à la déprise caféière rappelle que le paysage agricole a une histoire économique : les activités évoluent avec les débouchés, les choix des familles et les contraintes du milieu. ERuDeF décrit aujourd’hui dans son dossier de projet l’importance des cultures maraîchères et des pâturages, ainsi que les pressions sur les terres et les sols. Pour découvrir cette montagne, regarder les champs et écouter les producteurs permet de comprendre les paysages au-delà du panorama. Les observations anciennes doivent cependant rester datées, et aucune exploitation agricole n’est présumée ouverte à la visite.
La biodiversité des Bamboutos se révèle aussi dans des milieux discrets : ruisseaux, fragments forestiers et zones humides. Une équipe de chercheurs a étudié les amphibiens entre mars 2014 et mai 2016, en comparant plusieurs usages du sol. Publiés en ligne en 2019 puis dans Oryx en 2021, leurs résultats relient la conservation des espèces montagnardes au maintien d’un réseau de fragments forestiers connectés. Ces observations concernent les sites et périodes de l’enquête. Elles n’assurent pas qu’une espèce sera visible pendant une promenade ; elles permettent surtout de comprendre pourquoi un habitat apparemment petit compte pour la continuité écologique du massif.
Une rencontre avec les Bamboutos ne commence pas par une identité unique attribuée à tous leurs habitants. Les territoires riverains comprennent des chefferies, des villages, des familles de cultivateurs et des communautés pastorales, avec des parcours différents. La commune de Fongo-Tongo raconte notamment l’histoire de ses groupements et le déplacement de sa chefferie en 1942, selon sa mémoire institutionnelle. Les programmes environnementaux associent autorités coutumières, femmes, jeunes et comités villageois. Ces entrées montrent la montagne comme un espace social autant que naturel. Un récit communal doit être présenté avec son auteur et ses limites, sans transformer une tradition d’origine en chronologie universelle du peuplement.
Le programme PPI présente une initiative associant GADD, ERuDeF et ACREST autour de l’agriculture durable, de la conservation et des énergies renouvelables. Sa convention remonte à 2017 : les objectifs annoncés, comme le reboisement et l’agroforesterie, ne doivent pas être confondus avec des résultats achevés. La Mount Bamboutos Initiative décrit de son côté une démarche de restauration paysagère lancée en 2018. Ensemble, ces dossiers invitent à relier arbres, sols, eau et moyens de subsistance. La découverte du massif peut raconter ces efforts concrets, sans annoncer une forêt entièrement restaurée ni un statut actuel de parc national qui n’a pas été vérifié.
Panoramas, lecture des reliefs, échanges autour de l’agriculture et découverte des patrimoines locaux offrent des pistes de visite. Il s’agit de propositions éditoriales, pas d’un circuit balisé déjà contrôlé. Mbouda et Dschang servent de repères régionaux pour comprendre les versants orientaux et méridionaux, sans garantir un accès direct au sommet. Avant de composer une excursion, l’itinéraire exact, les permissions locales, le transport, les conditions de route et l’accompagnement restent à confirmer auprès des interlocuteurs du lieu. Les travaux sur les glissements de terrain rappellent que les pentes sont aussi un milieu habité sensible ; ils ne fournissent pas un bulletin de sécurité touristique actuel.
Rapport final de l’avant-projet de développement participatif, conservation et restauration des massifs forestiers dégradés de la région des monts Bamboutos — deuxième partie
Robert Ngouffo — rapport pour l’OIBT/ITTO · 2014-08
Recherche vérifiée le 14 octobre 2026. Les documents historiques conservent leur époque ; les récits d’origine sont attribués aux sources qui les rapportent.
Ce dossier rassemble des références vérifiées et reste ouvert aux récits des communautés. Les horaires, permissions de visite, guides et conditions d’accès doivent être confirmés auprès des responsables des lieux.