← Les histoires du CamerounLIRE, COMPRENDRE, EXPLORERLe Cameroun au fil
d’une lecture.
Un parcours en quatre séquences dans l’extrait d’Histoire du Cameroun d’Engelbert Mveng, publié par Présence Africaine en 1963.
L’extrait comprend les pages liminaires, deux chapitres complets et le début du troisième. Il s’interrompt à la page imprimée 52. Le livre complet compte 533 pages selon la notice bibliographique : les parties absentes ne sont pas résumées ici.
SÉQUENCE 01 · PAGES PDF 1 À 16Les sources, les noms et les voix
Pages liminaires et avertissement
Dans son avertissement, Mveng présente une histoire nourrie par les archives, les musées et les récits recueillis auprès de nombreux interlocuteurs. Il expose aussi ses choix de transcription des noms africains. Ce passage rappelle que la graphie d’un nom dépend parfois du collecteur et de sa langue d’écriture. Pour découvrir une communauté, il faut donc identifier le nom utilisé, l’époque du document et les personnes qui parlent. La parole transmise constitue une source historique et culturelle à confronter aux autres témoignages.
Dans VisiteCMLes portraits distinguent l’appellation administrative des noms privilégiés dans les récits, avec leurs références.
Engelbert Mveng, 1963 · pages PDF ciblées : 11, 12, 13, 14, 15. Lire ce passage dans l’extrait de l’éditeur ↗
SÉQUENCE 02 · PAGES PDF 17 À 38Les pierres et les territoires
Première partie et chapitre I : L’âge de la pierre
Le premier chapitre replace le Cameroun dans des réseaux africains de circulations et présente des collections archéologiques connues en 1963. Mveng mentionne notamment des outils et des découvertes associés à plusieurs localités, dont Galim et Babadjou. Cette énumération ouvre des pistes de recherche ; elle ne date ni une chefferie actuelle ni les origines de ses habitants. Les chronologies et les rapprochements techniques du livre restent ceux de son époque. La visite d’un patrimoine gagne à distinguer l’objet retrouvé, son contexte de découverte et l’interprétation proposée.
Dans VisiteCMLes dossiers territoriaux séparent mémoire des lieux, données archéologiques et histoire des communautés actuelles.
Engelbert Mveng, 1963 · pages PDF ciblées : 19, 20, 23, 24, 29, 30, 32, 37. Lire ce passage dans l’extrait de l’éditeur ↗
SÉQUENCE 03 · PAGES PDF 39 À 50Les traditions et les regards
Chapitre II : L’homme des cavernes
Ce chapitre rapproche gravures, traditions et représentations anciennes des populations forestières. Il contient aussi la légende ewondo de Ngomba-Asiga, que l’auteur distingue lui-même d’une correspondance historique précise. Pour VisiteCM, les récits doivent conserver leur narrateur, leur contexte et leur statut de tradition. Les catégories humaines généralisantes du livre ne servent pas à décrire les communautés actuelles. Les Baka, Bagyeli et autres peuples disposent de dossiers distincts, fondés sur des recherches et des voix identifiées. Une tradition ne permet pas, à elle seule, d’attribuer un vestige ou une origine unique à toutes ces personnes.
Dans VisiteCMLes portraits distinguent les communautés, datent les témoignages et présentent explicitement les légendes comme des récits.
Engelbert Mveng, 1963 · pages PDF ciblées : 39, 40, 42, 43, 46, 47, 48, 49. Lire ce passage dans l’extrait de l’éditeur ↗
SÉQUENCE 04 · PAGES PDF 51 À 58La montagne et les navigations
Début du chapitre III : Le char des dieux
Mveng donne au mont Cameroun une place centrale dans son récit des côtes et des circulations anciennes. Il expose également un désaccord entre chercheurs sur l’identification du volcan évoqué dans le périple d’Hannon. Sa conviction personnelle ne constitue pas une démonstration unanimement admise. Le document s’arrête au début du développement sur ce périple : la suite ne peut pas être reconstruite à partir de l’extrait. Sur le site, la montagne se découvre donc comme un paysage et un patrimoine, tandis que l’épisode antique demeure présenté comme une discussion historiographique.
Dans VisiteCMLe dossier du mont Cameroun conserve les désaccords historiques et distingue les récits antiques des informations de visite.
Engelbert Mveng, 1963 · pages PDF ciblées : 51, 52, 55, 56, 57, 58. Lire ce passage dans l’extrait de l’éditeur ↗
LE DIALOGUE AVEC LES RECHERCHESLes connaissances continuent de se construire.
Shum Laka : confronter l’histoire aux recherches récentes
Une étude publiée dans Nature en 2020 analyse l’ADN ancien de quatre enfants inhumés à Shum Laka, deux il y a environ 8 000 ans et deux il y a environ 3 000 ans. Elle montre que le peuplement ancien ne se traduit pas par une filiation simple avec les populations actuelles. Ces résultats éclairent un site et un ensemble limité d’individus ; ils ne déterminent pas l’identité culturelle d’un peuple contemporain.
Mark Lipson, Isabelle Ribot et collaborateurs — Nature · 2020
Bidzar et Shum Laka : bien nommer le statut patrimonial
Les gravures de Bidzar et le site archéologique de Shum Laka figurent dans la liste indicative du Cameroun avec une soumission datée du 2 février 2018. Les dossiers sont publiés par le Centre du patrimoine mondial à partir des propositions de l’État. Ce statut ne constitue pas une inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Les pages de référence permettent de prolonger la découverte du patrimoine évoqué par Mveng, sans reprendre automatiquement ses datations.
Cameroun, ministère des Arts et de la Culture ; Centre du patrimoine mondial · 2018 · Cameroun, ministère des Arts et de la Culture ; Centre du patrimoine mondial · 2018
Lecture vérifiée le 15 octobre 2026. Retrouver les sources et lectures ↗